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folie du moment

Dimanche 27 janvier 2008

Le carnaval bat son plein

Le monde chante danse

Travestis en transe

Hurlements des fêtes

 

Tu essaies de participer

Vague sourire

Vague tristesse déjà

Un pas de danse aussi

Un tournoiement dément

 

Tu t’entends crier

Ce n’est pas ça

Ce n’est pas  ça

Tu perds le rythme

Soulevée en la liesse

Soulevée comme la poussière

Soulevée comme cœur à l’agonie

 

Tu cries tu tombes

Tu tombes seule

C’est noir en ton esprit

Si noir et profond

Continu comme la nuit

Comme la mort

 

C’est long tellement long

Et personne et personne

Que milliers de pas

Sur ton âme engourdie

 

Et ce corps  ramassé

Dépouillé de lui-même         

Posé sur le sol et souillé

Comme un outrage à la fête

 

Le carnaval bat son plein

Le monde chante danse

Et crache

Sur les restes flétris

De cheveux et de guenilles

 

Pas des votres

Pas des votres

Mais dansez dansez

Embrassez son cerveau

 

Demain l’aube

Viendra balayer vos souvenirs

Et ses restes vers la mère

Iront nourrir tous vos rires

 

 

 

Par clément christine
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Mercredi 16 janvier 2008

Va t-en

Ta tête est de porcelaine

Recollée, recomposée

Et recollée et recomposée

 

Va t-en

Tu ne sais pas qui tu es

Tu ne grandis pas

Et tu vieillis

 

Tu ne m’apportes plus de grandes envolées

Juste des petits coups d’ailes

Tu n’arrives pas à décoller

 

Arrêtes de boire

De fumer

Tu te laisses aller

Tu te laisses aller

 

Tu ne te défends pas

Tu ne griffes pas

Tu ne pleures même pas

Une araignée prise dans sa propre toile

 

Tu sais bien que je suis ailleurs

Dans un discours où tu meurs

Je te vois chavirer

Ta tête toute blanche sur l’écume de mon ennui

 

Tu m’ennui à présent

Je ne peux plus jouer à la poupée

Des poupées chantent et se meuvent

Et tu crèves dans ton coin

 

Je ne suis pas là

Pour ramasser les débris

Ces planches usées

Que tu laissent flotter

Phrases et phases intemporelles qui t’échappent

 

Tu t ‘es tellement baladé dans des mondes

Qui ne sont que tes mondes

Qu’il te faut réapprendre

Le oui le non le merci

 

Je t’ai posé une question

Tu t’en souviens

Bien sur que non

Tu t’es explosée

 

C’était le Om

Tu as tellement vibré depuis

Que tu n’es plus que tremblements

 

Allez va t-en

Moi aussi j’ai passé le temps

J’ai mes sphères mes mondes et mes musiques

Où tu m’encombres

Comme un objet inanimé

Dont l’âme s’est broyée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par clément christine
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Mardi 15 janvier 2008

Assis en rond

Sur un paillasson filasse

Ecarlate

Dictionnaire  des citations

Posé sur l’épaule

Oiseau perroquet

Qui cherche ses frissons

Oiseau maintes  fois endoctriné

Tout noir et flou

 

La coupe est pleine

Que du venin millésimé

Répertorié alphabétique

Posée sur la table basse

 

A boire pour se saouler

Rébellion de canapé

Ivresses de bafouilles sans voix

Coups d’ongles et cris dans le désert

 

Nouveau bourgeois gentilshommes

Nouvelles femmes savantes

A califourchon sur leur souris

Infrarouges lumineuses

Dispersantes et dispersées

Cherchent un thème

Une proie venue de l’écran noir

Océan minime démesuré

 

Créer un drame

Une apocalypse de salon

A coup de versets reversés

Querelles inutiles de voisinage

Quand l’enfer entier serait à détruire

Que nous ne possédons pas l’arme

Que nous ne possédons pas l’arme

 

 

Par clément christine
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Jeudi 13 décembre 2007
On pourrait  croire qu'aprés  nous
demeurent étincellants les flambeaux
pourtant c'est un froid silence qui demeure
fleurs de givre sur des vitres mortes

pourtant on croyait
des parcelles de vie
éternellement disséminées
profondes et lumineuses
flammèches toutes proches et chaudes
c'est un froid silence qui demeure

les cerveaux gelés
les paroles bues
que restent-ils des combats
entre espoir et désespoir

eh alors
où êtes vous
où sont-ils
prisonniers des guirlandes
attachés au sapin vert
figurines brillantes au marché de noël

attachés au train électrique
aboyant des poupées blondes
des ours pelucheux
où sont les hommes
de ceux qui vivent encore

eh alors !

Par clément christine
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Mercredi 5 décembre 2007

Vous les verrez arriver

Glissant dans leur miel

Glissant dans leur fiel

La bouche pleine d’emphases

De bonne volonté

 

Ils vanteront vos erreurs

Lorsque vous aviez perdu l’heure

Mettront des fleurs dans vos maux

En feront des vases sacrés

Sûrement des plus beaux

 

Ils joueront mal

Du violon sur vos balcons

Ressassant les plus vieux thèmes

Thèmes mal accordés

De l’hypocrisie

Sans doute vous croient-ils

Plus naïfs encore

Que ce que vous auriez prétendu

 

Vous n’entendrez plus de toutes façons

Qu’un vague flonflon au lointain

Au fond tout vous importe

Les bals de flambeurs

Les lueurs de pacotille

Pour un jour

Pour l'infini

les beaux discours 

 

Par clément christine
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Jeudi 29 novembre 2007

Assez de voir s’agiter

Derrière mon dos

Des ombres aux mains crochues

 

Assez de me dévêtir

Jusque dans ma chair

Pour des bouffeurs de vie

Qui dansent autour de mon esprit

Une danse criarde et folle

 

Assez d’entendre mon cœur

Pleurer une note aiguë incessante

Comme une mort de chaque instant

 

Assez d’être la baleine échouée

A qui on lance des verres d’eau

En riant pendant qu’elle s’étouffe

 

Assez de ce monde d’amis

Où je joue l’intruse aux yeux bandés

Comme une erreur dans leur fête

 

Comme une erreur dans leur fête

 

Assez

 

 

Par clément christine
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Mercredi 21 novembre 2007

Personne ne se demande

Ce que sera l’après

Quand machinalement

En marchant

On écoutera le message du vent

Qu’il restera le silence

Cette maison abandonnée

Au volet grinçant

Une drôle de nostalgie

 

Personne ne se demande

Ce que sera l’après

Quand sur les ruines

Il faudra reconstruire encore

Et le corps et l’esprit

Et la vie et l’amour

Et la vie et l’amour

 

Recréer la terre pas à pas

Pour un autre territoire sans signes

Terre d’argile et de pluie

Sable mouvants des abandonnés

Des rivages trop loin

Pour des esprits écorchés

 

Cette curieuse habitude

De pressentir des pas

Dans les jardins des songes

De ceux qu’on prévoit

De ceux qu’on attend, qu’on imagine

De ceux qui sont là

Depuis toujours depuis longtemps

 

Ce présage invisible

Qu’on rejette qu’on éloigne

Qu’on garde

Parce qu’il a fait sa place

Parce qu’il bat comme le temps

Un mouvement de balancier

Pour bercer les aurores

Pour bercer les jours

 

C’est encore ce petit chat

Qui démonte les pelotes de laine

Qui déchire les rideaux

Et s’endort en ronronnant

Juste au coin du feu

Qu’on regarde indulgent

Parce qu’on l’a choisi et aimé

 

Ce sont encore ces hommes roseaux

Qui ont pliés jusqu’à ramper

Et que l’on coupe d’une main sure

Comme un cordon ombilical

Sur une table aseptisée

Qu’on jette par dessus bord

Comme un fœtus de trop

 

C’est cette œuvre

Qui ne plait plus

Qu’on lacère

Qu’on brûle dans sa mémoire

 

Personne ne se demande

Ce que sera l’après

Quand machinalement

En marchant

On écoutera le message du vent

Qu’il restera le silence

Cette maison abandonnée

Au volet grinçant

Une drôle de nostalgie

 

Personne ne se demande

Mais tout guérit

Tout doit guérir

Même la nostalgie

 

Par clément christine
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Samedi 14 juillet 2007
Des feux de détresse
pour fêter des exploits sanglants

Des têtes accrochées aux lagunes
Enfourchées au néant

La liesse des jours de sang
Répétée comme une messe
Nos morts à califourchon sur nos rires
Sur nos danses

Les sabots
Les guenilles
Les fléaux
Les blés morts

Pacotille de fête
Luisance nuisante
Au dessus des terres
Au dessus de rien
Encore et encore
Par clément christine
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Mercredi 11 juillet 2007
Une peinture
Sinistre et pale
Au jour qui s’endort
 
Des galets mordorés
Sur des lèvres humides
Le ressac du silence
Au fond d’yeux qui s'étoilent
 
Cet aurore assoiffé
Qui brûle un dernier orage
S’endort dans les dunes
Naufrage grêlé de nuit
Pour un péril assoupi
 
Choisir une couleur
Entre rose et gris
Entre vert et vers
Vers qui s’agite
Se décolore
Se précipite au précipice
 
Une question se dépare
Se dénude
Se brûle comme chimère
Au feux des comptines
 
Lumières éteintes
L’orangé se régénère
S’efface se multiplie
Préface en suspend
Au terminal du jour
 
Une peinture
Sinistre et pale
Au jour qui s’endort
vient posé son corps
Au creux d'un sourire
 
Par clément christine
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Lundi 11 juin 2007
T’es folle
Ben t’es folle
T’as rangé tes bouteilles
Dans la corbeille
T’a pas cliqué
Vider la corbeille
 
T’es folle
Ben t’es folle
T’as les poils qui hérissent
Hérisson
Tu piques
 
Tu piques du nez
T’es encore barré
T’es Marlbaré
Comme disait ton pote
T’es partie en fumée
 
Ben c’est toujours comme ça
Avec toi
Trois petits tours
Et puis s’en vont
 
Nous n’irons plus au bois
Les lauriers sont pas fleuris
La belle que voilà
C’est encore barrée…
 
Ben c’est comme ça
La gamine est folle
Deuxième saison du feuilleton
Encore pire qu’avant
Qui en redemande
Allez allez qui n’a pas sont ticket
 
 
 
Par clément christine
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