A pas mesurés
Sur la digue froide
Jusqu’au plongeon démesuré
Dans la mousse figée des marais
Une oie prend son envol
Et vole aux nuages
Le sourire des forêts
L’aubade est là, présente
Aux portes des temps sacrifiés
Collier échevelé
D’où s’écaillent les perles
Une à une
Comme ce temps qui goutte
Et naufrage
Pose un ongle sur mon ventre
Et pleure
Et chavire
Demain n’ira pas mieux
Au creux des fontaines assoiffées
Sont envolés
Les anges cachés des roseaux
Les signes blanchis
Dans la serre des mensonges
Donne-moi ce vertige
Cette raison d’ailleurs
Où je puis noyer
Mon âge et mon espace.