Mercredi 4 juillet 2007
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16:30
Il pleut dans ma mémoire
Des ondes oubliées
Des éphémères violonades
Au seuil des printemps
Sur la table des anges
Un chat de laine
Joue de l’eau des fontaines
Tricote ses souvenirs
Ses pelotes de papiers
A la fenêtre du temps
Navigue
Un paquebot d’encre
Son ancre brisée
Traîne ses pensées
Son filet reprisé
Sur une mer de pierres
Son sacre de fortune
Ses trésors enfuis
Un vieux tisserand
Oublie les mailles
D’une robe ébréchée
Ecorchée insoumise
Poursuit des signes
Sur une plage de carton mouillé
Il pleut dans ma mémoire
Des ondes oubliées
Des éphémères violonades
Au seuil des printemps
Il pleut des fleurs incendiées
Leurs corolles inertes
Leur pourpre indécent
S’ouvre aux vents
La marée revient
Comme revenait le tourment
Vieil éclopé millénaire
Evadé des naufrages
Sculpté dans la nuit
Remodelé de jour
D’étoiles assagies
Il pleut dans ma mémoire
Des lunes égarées
Des soirs de rêveries
Assoupis
Par clément christine
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Mardi 3 juillet 2007
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20:30
Pour les hommes de ma vie.. encore un de ces petits délires qui me collent à la peau....
A gérard, à Christian, à Michel
Un rail esseulé
Une pluie rouillée
Traversée dans ses larmes
Par un rayon de poussières
Transparentes volages
Un masque blanc
Posé sur les nuages
Les messies dansent
Le fond des ages
Les croix fanées
Pourrissent dans les bois
L’univers fond comme une fontaine
Le ciel s’ouvre et vomit
Tous les enfers
Tous les mystères
Un rail esseulé
Une pluie rouillée
Des enfants marchent
Equilibristes funambules
Rient des dents de loup
Des dents de chiens
Un masque vide
Posé sur le néant
Accroché au fil du temps
Comme un souvenir
Comme un théâtre
Et ce temps
Se joue
Et des rimes
Et des musiques
Et ce temps
Se joue
De fleurs muselées
De sons explosés
Un masque blanc
Sur des rails esseulés
Au milieu de la foudre
Au milieu des foules
Qui piétinent les ivresses
Les attentes sournoises
Et les mystères
Et les enfers
Et les fleurs
Et les musiques
Et les rimes
Et le temps
Des rails
Des masques esseulés
Dans la poussière
Dans les rayons volages
Comme une boucle infinie
Ce qui est
Ce qui n’est plus
Ceux qui sont
Et ne sont plus
Ceux qui deviennent
Et ces poussières et ces fleurs
Et les masques
Et les rails
Et les musiques
Et les rimes
Sur des rails esseulés
Dansent les feuilles de l’automne
Des papillons
Des étoiles
Des magies
Derrière les masques
Derrière la vie
Un monde….
Nos mondes…
Par clément christine
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Lundi 2 juillet 2007
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19:54
Nous appartenons à la même musique du monde
nous trouverons le chemin qui mène à la liberté
nous sommes déjà dessus en quelque sorte
Michel
Par clément christine
-
Publié dans : Michel Deprette
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Lundi 2 juillet 2007
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19:34
Il passe un camion vert
Des mains oiseaux
Maigres fragiles noueuses
Entre l’offense et la misère
Il passe un camion vert
Un pont plus loin
Tombé dans les songes
Le symbole ternie
De ce qui aurait pu être
De ce qui c’est aigri
C’est aigri à attendre
Devant les portes murées
L’estime d’un présent
L’aurore d’un futur
Nous possédons l’origine
Nous possédons la source
La musique du monde
Le monde aboie sur nos têtes
Chien perdu
L’identité
Par le monde
Pour le monde
Le silence l’abandon
Par le monde
Pour le monde
Nos ailes
Nos barrages naufrages
L’espace englouti
Autour d’un feu vide
Ces idoles qui tournent sur nos mots
Les emporte
Les pères et les mères effondrés
Philosophie macabre
D’un monde sans attache
Sans résonance
Nous possédons l’origine
Nous possédons la source
La musique du monde
Il passait un camion vert
Un pont plus loin
Tombé dans l’hiver
Par clément christine
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Publié dans : chant de l'âme
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Jeudi 28 juin 2007
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16:48
Les mots se sont tus
Comme leur folie
Les serres crispés
De haine de passions
Le retour comme une vague
Vague aile de tourterelle
Où les pleurs s’écrasent
Où les anges se meurent
Se déroulent les phrases
S’embaument les souvenirs
Suspendus à leur ère nouvelle
D’hiver ou de printemps
Les maux maudits
Les fois cruelles
Ensevelies dans l’espace
Diluées en la chair en l’esprit
Reste d’autres mots
Au fond des registres bleus
Au fond des sangs
Avides et clairs
De ce qui n’est plus
Restent les ossements
De combats fatigués
De magie perdue
Des crises hurlantes
Des naufrages noyés
Reste l’âme
Cette ombre agrandit
Devenue
Devenue la naissance
Devenue la vie
Devenue la mort
Universelle
Par clément christine
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Mercredi 27 juin 2007
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27
/06
/Juin
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21:00
Vous avez bien changé ce matin
O doux corbeau
Aux croisées des fenêtres
Murmurez votre portrait
Esquissez un mouvement
L’inventaire de vos belles
Vous avez bien changé ce matin
O doux corbeau
Où est votre plumage
Ce bleuté admirable
Cette bile dévorante
Qui vous faisait crier
Chantez les courants
Courir les refrains
Vous picorez des miettes de lettres
Vous croyez avoir dompté notre mère
La lune
Vous nourrissez vos rêves et vos passions
Dans les jupes des amantes
Les fontaines débordent d’étoiles
Enivrent la terre
Vous buvez vos désirs
Désirs charnels
Les filles s’étirent et s’enchaînent
Vous avez bien changé ce matin
O doux corbeau
Où est votre âme flamboyante
Vous retenez dans un regard l’obscurité
L’obscurité vous connaît
Ferme ces bras
Ne vous berceras pas
Ce doux tourment
N’existe pas
Qui vous fait ramper
Devenu serpent
Au delà des plumes
Dans ces vers qui verdissent sans rimes
Qui riment sans raison
Vos humeurs vos attentes
Vous plongez dans l’obscur
Aspirez à la lumière
Et la surface vous abîme
Tant elle est surface
O doux corbeau
Laissez à la porte
Vos émois collégiens
Les belles qui s’animent
Redevenez les ailes et le pouvoir
Redevenez l’aigle
Quand la proie sombre
Et fuit
Le monarque assoupi
Redevenez corbeau
Celui qui croit
Sans pourquoi
Par clément christine
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Mardi 26 juin 2007
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21:16
Je te donnerai le sable
Qui tombe de la mer infinie
Je te donnerai la roche d’ambre
Mouillée de tendresse
Je te donnerai le roseau
Qui plie sous le vent
Et le ciel de noël
Et les auberges défaites
Je te donnerai
Le front pâle des enfants
Les veines fragiles des parents
Les tombes incertaines
Et les christ peints
Je te donnerai cette échelle
Vers le ciel
Et les montagnes blanches
La cime haute des arbres
Le chant des fontaines
Je te donnerai tout l’amour qui soi
Pour que tu sois
Autre
Qu'une estampe anonyme
Arrachée à sa nuit
Attachée à sa nuit
Et ton amour
Et mon amour
Nos noms sans noms
Nos guirlandes éteintes
Pour illuminer une heure
Un bout de terre
Un bout de rien
Un bout de nous
Par clément christine
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Lundi 25 juin 2007
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/Juin
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13:29
Un souffle aigu
Tendu sur une corde évanouie
Un son
Un cri tranchant le silence
Un rythme de danse
Sur un trottoir mouillé de hasard
Etrangère étrange
La solitude
Monologue d’ébats internes
Débats de dieux fortuits
Dieux aggravés de brume
Un souffle aigu
Tendu sur une corde évanouie
Un son
Un cri tranchant le silence
Se compose un appel
Une obsession
Une douleur
Une éclaboussure de soleil voilé
Presque un cri
Un foyer secret brûlant des paupières
désordonnées
Un foyer secret
Qui construit sa demeure
De veines emplumées
Embrouillées quémandeuses
Des voix qui éclosent en silence
Une crispation avant le love
Une course désespérée
Presque un cri
La danse à nouveau
La transe
Comme un remord
Revient sur ses pas
Ses pas de danse
Sans souliers sans vernis
Presque un cri
Une crispation avant le love
Une course désespérée
Presque un cri tranchant le silence
Tandis que le reptile
Fond sous les branches
Se panse les ailes closes
Presque un cri tranchant le silence
Les tambours éveillent
Leurs sons lourds
Lourds à couper au couteau
Un battement
Un souffle aigu
Tendu sur une corde évanouie
Par clément christine
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Lundi 25 juin 2007
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/06
/Juin
/2007
12:54
Baiser salé
Mordant
Assoiffé
Un baiser pour des chiens
Qui baladent leurs émois
De réverbères en caniveaux
Museaux baissés
Langues pendantes
Aboiements de loups
Faussaires des rues
Des campagnes éteintes
De supplices exagérés
De suppliques mortifiées
Blessés à mort
A mort
Baiser salé
Mordant
Assoiffé
Un baiser pour des chiens
Qui flairent la lune en sommeil
De promesses de lendemain
En joutes immédiates et cruelles
De réverbères en caniveaux
Du soleil à la terre et à rien
Abandonnés à la grâce des dieux
Les truffes chaudes s’enfièvrent
De fourrures folles
En guitares effarouchées
Il y a de la place dans les délires
Et des places dans les villes glacées
Baiser salé
Mordant
Assoiffé
Des chiens balancent leurs queues
En cadence
De réverbères en caniveaux
De caniveaux en réverbères
Baiser pour des chiens
Cadence pour des chiens
Cadence
Ka danse
Par clément christine
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Samedi 23 juin 2007
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/Juin
/2007
18:03
Cet esprit sans pays
Ce manouche
A volé
Son étreinte à la terre
Envolées dans un baiser
Où la lèpre âcre se répand
Les heures se perdent comme des combats
Brisés
Se fossilisent au fond d’un fossé boueux
Ce temps de trop dit
Ce temps de non dit
Nos regards se croisent
Les miroirs s’éteignent
Nos yeux fêlés
Au fond de leurs orbites
Soupirent leurs pleurs
Soupirent leurs amnésies
profondes souterraines
A présent l’ombre épousée s’écarte
Elle n’est plus éprise
S’enroule dans sa folie
Sournoise naïve rebelle
Elle rejoint son campement
Au delà des hommes
Elle rejoint son corps
Dans une danse lascive
Dépaysée de tous ces cris
Sans espace sans paroles
Cet esprit sans pays
Ce manouche
A volé
Son étreinte à la terre
Une dernière fois
Répand ce baiser âcre
Et s’en va
Aux frontières des temples
Des idoles sans têtes
Crevées de chapelets sans messes
Une dernière fois
Sans pays
Par clément christine
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