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Mardi 30 octobre 2007

Il était une fois une fillette qui collait des petits cailloux sur des feuilles de papier quand par la fenêtre entra un vilain sorcier. Il était  tout de noir vêtu et avait des yeux mais des yeux…

Tout bleus … De surprise la petite fille tomba à la renverse, les bras en croix et tous les cailloux lui tombaient dessus tandis qu’elle se mettait à hurler au plus fort qu’elle pouvait.

Alors le vilain sorcier tout de noir vêtu lui fit un bisou mais un bisou de sorcier. Aussitôt elle se transforma en serpent tout noir avec des yeux tout bleus et se mit à ramper aux alentours en crachant son venin sombre, on s’éloignait sur son passage en se signant, pensez une créature de sorcier !….

Pendant des siècles on craint la belle qui ondulait dans tous les coins, jusqu’à ce qu’un vaillant musicien, pris d’une inspiration soudaine, joua sous la lune blanche, un refrain enchanté juste pour elle…  Alors le serpent redevint cailloux, redevint fille et collier de perles roulant en tout sens comme des larmes tièdes…

Par clément christine - Publié dans : Petites histoires pour les enfants d'aujourd'hui e
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Lundi 29 octobre 2007

Tout a commencé par l’amour, l’ignorance, l’obscurantisme, presque une histoire de religion. Elle a ramassé dans ses petits bras une passion, et elle s’est crucifiée, clouée à des montagnes de papiers…

« Si j’suis tombée par terre, c’est d’la faute à….. » non pas de sa faute à lui plutôt à celle d’un autre, celui comme dans Harry Potter, dont on ne prononce pas le nom…. Il pourrait apparaître à la surface de ce même écran, et d’un regard balayer vos signes…

Ne dites rien, faites semblant qu’il n’y est pas, et si il y est gardez vous en.  Emmitouflez vos idées, empaquetez les, asseyez vous dessus qu’elles ne volent pas vers lui…

Vous le voyez ? Trop tard alors…

A lui les mains jointes dans l’innocence..

A pleins d’autres qui le rejoignent…

Pleins d’autres arpentant ses traces à elle, ensanglantées, venimeuses ou paumées… Incertains rivages et rumeur amplifiées, venins et larmes mêlés…

Des musiciens cachés dans les fourrés du temps jouant de la poésie, incertains du drame mais voulant y être puisqu’ils y avaient mis leur être. Et ils étaient toujours quelque part sous une lettre, sous un pleurs, sous les maux et les mots, et les mots venaient vomissant leurs vies, affairés à s’écrire et à briser, le sceau d’un grand silence….

« Qu’avez vous fait d’elle ? » pauvres pêcheurs de perles, quand les perles tombent une à une d’un collier brisé et roulent sous les printemps, et roulent sous les hivers…

 

 

Par clément christine - Publié dans : Prose
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Vendredi 26 octobre 2007
Ma tendre héroïne, connue, méconnue, absente,

Les lignes sans trêve, les mots bleus, noirs,  cramoisis, toute la vie qui t'enchaîne, qui s'enchaîne et où tu  restes incertaine, comme clouée à l'orée des murmures.  Ton nom, soufflé  comme une chandelle...

Mélancolie des rumeurs, forçat de plumes et plumiers vides... Ton infini rampe comme l'écume au delà des esprits,  tu pries comme on crie, un manège de crécelles qui s'enfuient....

Tu tends la main vers l' étincelle qui se brise, tu forces l'oracle et le ciel et la terre, l'âme lointaine comme un soupir se fond dans la nuit où tu blottis tes ailes, ange inachevé....


Ma tendre  héroïne, je t'embrasse

Par clément christine
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Jeudi 25 octobre 2007

Cette ombre voilée

Dans la lumière crispée

Plantée telle une statue

Sur le seuil des années

 

Tu t’enfuis

A l’autre bout de toi

A l’autre bout de moi

 

Le passé baisse son rideau

D’algues et d’épines

Visages effacés

Martyrs aux fronts brisés

 

Un parfum reste sur tes pas

Un parfum lilas

T’en souviens tu ?

 

Tu reviendras demain

Retenir ton âme

A l’orée de ma demeure

 

Tu reviendra demain

Retenir ton corps

A la mémoire d’un baiser

 

Tu reviendras demain

Hanter les pierres

Des murs silencieux

 

Tu reviendras demain

Chanter ta vie

Au creux de mes souvenirs

 

Un parfum reste sur tes pas

Un parfum lilas

T’en souviens tu ?

 

Par clément christine
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Mardi 23 octobre 2007

L’oiseau  dans son vol

S’abat

Ses ailes meurtries

Recouvrent la terre

Meurent

 

Les voix ne sont plus

Cris stridents

A l’écho fugitif

Corps abandonnés

A la fuite du temps

 

 

Magie suprême

Et prison

D’inconscience et d’oubli

Et d’oubli…

Par clément christine
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Mardi 23 octobre 2007

Il y a des traces de fatigue sur les pas d’un homme

 

Ou n’était ce qu’un oiseau ?

 

Des flots de rîmes

De rivages

De notes assourdissantes

Une âme au fond des siècles

 

Un corps érodé

Au surplus des vents

Une roche millénaire

Qui s’effacerait du temps

 

C’était sûrement un début…

 

Le début d’un vers

Le début d’un acte

D’une transmission hérétique

Le début d’un rien

 

Le début d’une idée

Tordue dans des draps mouillés

Dans des draps bleus ou mauves

Dans des couronnes fanées

 

C’était sûrement le début

Le début insensé

D’un verset rauque

Posé sur les traces d’un oiseau

 

Ou n’était ce qu’un homme ?

 








 

Par clément christine
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Lundi 22 octobre 2007

Ils passent

De ce pas cadencé

De soldats apatrides

Les enfants de la folie

Au bivouacs déchaînés

 

Ils usent leurs griffes

A creuser la terre

Ils usent leurs griffes

A chercher l’espoir

 

Ils lavent de larmes

Le sang versé

La misère sans fin

Et tout leurs démons

Et toutes leurs chaînes

 

Les enfants de la folie

Leur conscience inconscience

Exaspérée

Exagérée

Au dehors des veines 

De miroirs en miroirs

De sauts vertigineux

En hurlement de fontaines

Désertées

 

Les enfants de la folie

Aux profondeurs sanglantes

Effervescentes

Murées dans un cri

Au dépassement de leurs vies

 

Leur âme dévorée

Dévorante

Des flammes et des enfers

Des chants de fleurs

Des champs de haine

 

 

Ils passent les enfants

Dans la foule anonyme

Muette

Et reviennent

Toucher d’un doigt tremblant

Leur lieu sacré

La folie…

 

Par clément christine
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Vendredi 19 octobre 2007
L'heure  de  la révolte  a sonnée
En cette éternité
Milles trompettes
Milles larmes
Milles coups de tête
A l'absurde et au néant

Le fruit du silence....
L'aumone de la vie
Un carré béant
Dans un cercle de mort...


Ainsi fut
Le fleuve qui nous emporta

Irréaliste et maudit

Par clément christine
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Jeudi 18 octobre 2007

Imagine

Un soir d’hiver

Sous un temps estompé

Un temps passé sous les feuilles

Un temps sous la vie

 lointain

A venir

 

Rideaux pourpres

Et sang

Lumière et modestie

Dans un théâtre

Et beau et maudit

 

Une lueur

Une explosion

Une exposition à soi

Prolongée insoutenable

 

Imagine

Un ailleurs qui se décline

Un univers

En souffrance

En passion

Défrichées

 

Etonnées

 

Décor planté

D’un instant miracle

Instant ombre

Instant solaire

Instinct

A crier

Joie doute et certitude

 

Imagine

Un soir d’hiver

Sous un temps estompé

L’histoire déroule ses feuillets

Se prend dans la tourmente

Vie visitée

Revisitée

 

Revisité

Le monde des torturés

Ses fragments atomiques

Ses larmes ensanglantées

 

Imagine

 

Un théâtre

Rideaux pourpres

Et sang

Marionnette incrédule

Haine salvatrice

Et délire de novice

Effacée

Effarée

Déchirée

 

Apaisée

Posée

 

 

 

 

 

 

 

Par clément christine
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Vendredi 12 octobre 2007

J’entends sonner l’automne

Dans un cabanon gris

La brume gémit

Lovée dans le temps

 

Temps temps et tant

 

La lumière fuit

Dans un châle blanchi

Eté passé

Trépassé

Trépané

 

J’entends le chat     

Rentrer sa plume

Languir son corps  

Sur l’onde  papier

 

Papier buvard

Roses et brouillard

 

Le ciel est trop ciel

Sa langue traîne

Lèche la terre

Se fait lourd

 

Le sol est silence

Moite et noir

Ruissèle son sein

De magma éteint

 

J’entends l’automne

Qui ronronne

Les cendres froides

Monotones

 

L’horloge suspend son heure

Son vol inaccompli

Son sursaut suspendu

Aux branches des arbres las

 

Las et là

 

Et l’homme se défait

Se compose

S’immole

Et s’endort

Le poids des jours

Sur ses épaules inertes

Les feuilles mortes

Dans son ventre hiver

 

J’entends sonner l’automne

Dans un cabanon gris

Et l’heure pendule

Cherche son puit

Et l’heure pendue

Cherche son été

Dans les fourrés

Les épines et les prés

Dans les amours et les cyprès

 

 

 

J’entends sonner l’automne

Dans un cabanon gris

 

 

Par clément christine
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