Ils vivaient en paix
(silence)
Ils vivaient en paix
(silence)
Ecoute ce chant
Il vient de si loin
Du fond de la terre
Du fond du passé
(Piano solo)
C’est l’histoire de ceux
Qui ont levés les yeux vers cette lueur
Cette lueur qui n’était pas la leur
Ouvert leur cœur et leur corps et leur âme
Pour un signe qui n’était pas
Pour un signe qui n’était pas
(Tonnerre de cymbales)
Les hommes dans leur quête de magie
Ont joint leurs mains
En ont fait un vase de lumière
D’où s’échappe encore et encore un souffle
Puissant inégal absolu
Mystérieux
(Chœur de voix comme un murmure)
Leurs maux malhabiles
Les ont coulés telles des pierres
Les ont façonnés
Statues de pierres et de larmes
(Chœur de voix comme une plainte, profonde, vibrante, angoissante)
Alors ils ont ramassé leurs armes
Ont avancé dans la nuit
A grand bruit
Bruit de haine d’amour et de douleur
Ont avancé dans la nuit
A grand bruit
A la recherche d’un territoire
Qui serait un ailleurs
Un ailleurs béant
(marche progressivement vers un vaste ensemble de voix)
Commence alors leur errance
(la musique redevient souple, nostalgique)
Commence alors la quête de la vérité
De toutes les vérités
Commence alors l’errance
Dans un mouvement immobile
Le temps suspendu comme un néant
Commence alors l’errance
Dans un mouvement immobile
Dans le vent tourmenté
Dans les feuilles rassemblées
Tombereaux de papiers froissés
D’œuvres inachevées
(la musique devient triste et lente)
Dans les temples
Les dieux contemplent
Ces offrandes inattendues
Devenues sur les autels
Des pavés d’or et de poussières
(La musique s'éteint doucement )
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