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Mercredi 16 janvier 2008

Va t-en

Ta tête est de porcelaine

Recollée, recomposée

Et recollée et recomposée

 

Va t-en

Tu ne sais pas qui tu es

Tu ne grandis pas

Et tu vieillis

 

Tu ne m’apportes plus de grandes envolées

Juste des petits coups d’ailes

Tu n’arrives pas à décoller

 

Arrêtes de boire

De fumer

Tu te laisses aller

Tu te laisses aller

 

Tu ne te défends pas

Tu ne griffes pas

Tu ne pleures même pas

Une araignée prise dans sa propre toile

 

Tu sais bien que je suis ailleurs

Dans un discours où tu meurs

Je te vois chavirer

Ta tête toute blanche sur l’écume de mon ennui

 

Tu m’ennui à présent

Je ne peux plus jouer à la poupée

Des poupées chantent et se meuvent

Et tu crèves dans ton coin

 

Je ne suis pas là

Pour ramasser les débris

Ces planches usées

Que tu laissent flotter

Phrases et phases intemporelles qui t’échappent

 

Tu t ‘es tellement baladé dans des mondes

Qui ne sont que tes mondes

Qu’il te faut réapprendre

Le oui le non le merci

 

Je t’ai posé une question

Tu t’en souviens

Bien sur que non

Tu t’es explosée

 

C’était le Om

Tu as tellement vibré depuis

Que tu n’es plus que tremblements

 

Allez va t-en

Moi aussi j’ai passé le temps

J’ai mes sphères mes mondes et mes musiques

Où tu m’encombres

Comme un objet inanimé

Dont l’âme s’est broyée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par clément christine - Publié dans : folie du moment
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Mardi 15 janvier 2008

Assis en rond

Sur un paillasson filasse

Ecarlate

Dictionnaire  des citations

Posé sur l’épaule

Oiseau perroquet

Qui cherche ses frissons

Oiseau maintes  fois endoctriné

Tout noir et flou

 

La coupe est pleine

Que du venin millésimé

Répertorié alphabétique

Posée sur la table basse

 

A boire pour se saouler

Rébellion de canapé

Ivresses de bafouilles sans voix

Coups d’ongles et cris dans le désert

 

Nouveau bourgeois gentilshommes

Nouvelles femmes savantes

A califourchon sur leur souris

Infrarouges lumineuses

Dispersantes et dispersées

Cherchent un thème

Une proie venue de l’écran noir

Océan minime démesuré

 

Créer un drame

Une apocalypse de salon

A coup de versets reversés

Querelles inutiles de voisinage

Quand l’enfer entier serait à détruire

Que nous ne possédons pas l’arme

Que nous ne possédons pas l’arme

 

 

Par clément christine - Publié dans : folie du moment
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Jeudi 10 janvier 2008

Colin-maillard de disgrâce

Pauvreté

Au-delà des nuages

Un trait de ciel

Peut-être jamais

 

Un trait pour crayonner un destin

Un destin qui resterait gravé dans la pierre

Le feu la neige

Qui pardonnerait les misères

Qui ferait chanter un voyage

 

Un voyage où rien ne serait rien

Un tout sans importance

Une solitude sur fond de saxophone

Une danse innommable

Un quadrille pour des chiens

 

Conscient de naître pas

Il est si tard

Les soleils fanent

Tout au fond de l’hiver

 

Colin-maillard

Les bandeaux sans couleurs

Et tout autour

Des sphères qui tournent

Du rire des  riches

Riches qui possèdent

L’anatomie d’un sourire

 

Ce sont eux qui tournent

La valse les enivre

Et ils fondent

Glaciers suicidés

A l’eau des au-delà

 

Colin-maillard abandonné

Les chiffons souillés rouillés éteints

Posés sur la terre

Soupirs de rivières enterrées

 

Reste un corps

Comme un naufrage

Roulé comme une bosse

Un mouchoir sans poche

Prêt à fouler le néant

 

Colin-maillard de disgrâce

Pauvreté

Au-delà des nuages

Un trait de ciel

Peut-être jamais

Peut-être jamais

Par clément christine - Publié dans : chant de l'âme
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Mercredi 9 janvier 2008

 

Une armée de prêtres

Scande un chant éphémère

Envoûtement oublié

D’au-delà massacré

Les sorcières répondent

Un chant universel

 

L’horizon à portée de mains

A portée d’esprit

Les yeux loin là bas

Loin des sphères déguisées

Des ondes brisées

 

Elles aspirent

Elles demeurent

Portées par le temps

La culture du sang

De la douleur de l’immortel

 

Immortels chair et esprits

Du petit prince

Aux haillons des rues

Du grand age

Aux fœtus inertes

 

Sans dieux et sans armes

Juste le regard des forêts

Posé sur leur corps

Rapetissé d’humilité

Courbé de toutes les ères passées

A venir

 

Et les prêtres viennent

Quittant leurs flambeaux

Pour des tanières de fortune

Loin des hommes

De toutes les chaînes

 

De toutes ces chaînes

Matières infécondes

Forgées de doutes de rumeurs

D’or et de pauvreté

 

Et les prêtres viennent

Quittent leurs chapeaux

Leurs croix et leurs croyances

Pour le mystère

Du créé de l’incréé

 

 

 

Par clément christine
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Mardi 8 janvier 2008

On peut dire que c’est un loup, un loup qui vivait là, caché, depuis très très longtemps… Tapi,  dans les fourrés, il attendait son heure. Et l’heure vient où il surgit comme un diable sort de sa boîte, il surgit et reste là. Un loup énorme, aux yeux enfoncés dans les orbites, au pelage pelé, et à la langue de vipère. Au début, c’est pas grave, perturbant mais pas grave, on croit qu’il ne va pas rester. Naïveté, il y est, il y reste, collé à vos pas comme un autre vous… Sans cesse vous vous surprenez à regarder derrière vous, cette ombre maléfique, vous la combattez, vous vous épuisez. Mais il est là, et il vous regarde, et il vous prend, et il vous croque l’âme, et les rêves et les os…

Vous pensez vous habituer, assise sur le trottoir, il est assis auprès de vous, lèche vos larmes qui coulent au caniveau.

Vous vous endormez, il vous mord le corps, vous taraude l’esprit…

Vous mourez, il ressuscite vos poignards…

 

Alors il faut vivre avec, et écrire pleins de mots, sur des tableaux noirs et bleus et blancs, et sans les regarder, tourner le dos et recommencer…

 

 

 

Par clément christine
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Mardi 8 janvier 2008

Certain voulait la voir si belle

S’envoler dans les airs

Conciliabule pour des anges

Et plus si affinités

 

Mais la terre ne tourne pas rond

Elle non plus

Le monde s’est éveillé

Déchiré sublimé

Crispé même pas endurci…

 

Un monde un animal un cri

Pas une élévation pas un soulagement

Juste une bête qui prend à la gorge

Qui retourne les tripes

Et reste là, accrochée

Pendue

A on ne sait quel clou foireux

A on ne sait quel clou furieux

 

Alors commence le combat

Les défauts d’interprétation

De rage en pleurs

De hurlement en reptation

De haine en abattement

 

Et cette envie toujours

De frapper la bête

Sachant par bonheur

Qu’on attenterait à sa propre peau

Que ce couteau ne sert à rien

Qu’à faire plus peur encore

 

Certain voulait la voir si belle

S’envoler dans les airs

Conciliabule pour des anges

Et plus si affinités

 

 

 

 

 

Par clément christine - Publié dans : chant de l'âme
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Lundi 7 janvier 2008

L’innocence de l’homme

Quand l’homme devient berger

Et pleure en sa demeure

Ce qui demeure

De son corps de sa peau de ses lèvres

 

Au-delà de toutes morts

Seul dans la maison sourde

Ou s’étale le silence

Sur le dernier sofa

 

Orchidée de pluie

Blanches pétales

Et cœur enfoui

 

Les roses s’agenouillent

Au premier printemps

Etêtées

La terre passe

Le temps s’efface

Surface tiédie de pleurs

Redevient le sel et la mer étourdie

 

Des mots s’accrochent

Se pendent au jour

Eventail lunaire

Revenu des sources

Sources brèves

Rayons enflammés

Feux follets et clairs de terre

 

Se fredonne un refrain inconnu

Un balancement enfantin

Un martèlement

Mi-maudit mi-magie

Les siècles fondent

Entre cris et murmure

Rauques et aigres-doux

 

L’homme

Berger des hommes

les ongles gris enserrant

Le sable des aïeux

Le sang des forêts

Des plaines écourtées

 

En toute innocence

Posé là sur la table aux couverts froissés

L’homme

Berger des hommes

Revient à lui-même

Comme au début des hommes

Un chant de guerre

Aux portes de l’infini


Ses ailes déployées

Portent l’ombre

Dans un roulis de ciel

 

 

Par clément christine - Publié dans : Chant de la terre
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Jeudi 3 janvier 2008

La croûte terrestre ouverte

Passe le rayon tranchant

D’un  soleil  rubis

Rubis comme le sang d’un enfant

Enterré à la lune

Sous la peau d’un vieux loup

Sous la peau d’un vieux loup

 

 

Les enfants se sont tus

La farandole est tombée

Dans l’abîme des chansons

Egrenées par le temps

Temps désolé

 

Le roc et le roseau s’affairent

L’un hurlant l’autre priant

A briser les chants

A briser les mondes

Leurs catacombes

Où plus rien ne repose

Où plus rien ne repose

 

Le vent soulève

De vieux corps momifiés

Les cordes vocales rougies

D’avoir chanté l’été

Les bandelettes jaunies

Déroulées tout autour

Comme des serpents sans mues

 

Drôles de squelettes noircis

Les ongles effacés

Serres sans force

Fermées sur le désert

Et leurs cheveux ras

Et leurs orbites sans fleurs

 

Corps fermés, réduits

Envolés dans un silence perceptible

Leurs morves séchées brillent encore

Leurs audaces souterraines s’ébrouent

Inutiles

N’ont plus peur les enfants

De leur sourire édenté

 

N’implorent plus les petits qui dansaient

Ses ombres qui festoient

D’un festin de poussière

De crépuscule glacé

D’aube frileuse

Où se love à peine

Le rire des geôliers

 

Les geôliers sont morts aussi

Qui jouaient aux enfants

Un air de scie

Avant de tomber

Là où il n’y a plus d’avant

Ni de derrière

Ni de derrière

 

Par clément christine
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Dimanche 16 décembre 2007

A force de se taire

On peut se taire encore

A force de haïr

On peut haïr encore

A force d’aimer

On peut aimer encore

A force de donner

On peut donner encore

 

Celui d’en face vous regarde

Et alors !

 

Comme vous il balance son corps

Son âme et son esprit

Autiste et las

A la recherche d’un sens

 

Le sens il l’a

Vous l’avez

Symptômes d’impuissance

Vous assistez au massacre

Demain les vagues se tairont

Demain la terre va sombrer

 

Finalement c’est dans cette certitude

Que vous l’auriez aimé

Que vous l’avez aimé

Dans cette chute

Où s’abreuve la vérité

Dans ce corps à corps avec la vie

Avec toute la vie

 

Peut être que la nuit va tomber

Et l’aurore ne jamais paraître

Peut-être qu’il n’y a pas de plus loin

De plus beau

 

C’était quelque chose comme une offrande

Qui aurait rampé

Jusqu’à l’amour

Ce seul chemin qui vous rejoint

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par clément christine
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Jeudi 13 décembre 2007
On pourrait  croire qu'aprés  nous
demeurent étincellants les flambeaux
pourtant c'est un froid silence qui demeure
fleurs de givre sur des vitres mortes

pourtant on croyait
des parcelles de vie
éternellement disséminées
profondes et lumineuses
flammèches toutes proches et chaudes
c'est un froid silence qui demeure

les cerveaux gelés
les paroles bues
que restent-ils des combats
entre espoir et désespoir

eh alors
où êtes vous
où sont-ils
prisonniers des guirlandes
attachés au sapin vert
figurines brillantes au marché de noël

attachés au train électrique
aboyant des poupées blondes
des ours pelucheux
où sont les hommes
de ceux qui vivent encore

eh alors !

Par clément christine - Publié dans : folie du moment
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