Va t-en
Ta tête est de porcelaine
Recollée, recomposée
Et recollée et recomposée
Va t-en
Tu ne sais pas qui tu es
Tu ne grandis pas
Et tu vieillis
Tu ne m’apportes plus de grandes envolées
Juste des petits coups d’ailes
Tu n’arrives pas à décoller
Arrêtes de boire
De fumer
Tu te laisses aller
Tu te laisses aller
Tu ne te défends pas
Tu ne griffes pas
Tu ne pleures même pas
Une araignée prise dans sa propre toile
Tu sais bien que je suis ailleurs
Dans un discours où tu meurs
Je te vois chavirer
Ta tête toute blanche sur l’écume de mon ennui
Tu m’ennui à présent
Je ne peux plus jouer à la poupée
Des poupées chantent et se meuvent
Et tu crèves dans ton coin
Je ne suis pas là
Pour ramasser les débris
Ces planches usées
Que tu laissent flotter
Phrases et phases intemporelles qui t’échappent
Tu t ‘es tellement baladé dans des mondes
Qui ne sont que tes mondes
Qu’il te faut réapprendre
Le oui le non le merci
Je t’ai posé une question
Tu t’en souviens
Bien sur que non
Tu t’es explosée
C’était le Om
Tu as tellement vibré depuis
Que tu n’es plus que tremblements
Allez va t-en
Moi aussi j’ai passé le temps
J’ai mes sphères mes mondes et mes musiques
Où tu m’encombres
Comme un objet inanimé
Dont l’âme s’est broyée
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