Mercredi 30 mai 2007
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17:29
Nous étions fragiles
Comme ce long voyage inattendu
Qui nous emportait
Nous ruisselait d’âmes et d’infini
Gravés dans la terre
A la fois source et fin
Nous étions ces orages
Qui filent au ras des flots
Et se noient en hurlant
Leur pauvre détresse
Nos paupières closes
Regardaient le ciel se couler
Dans le sang
Dans cette violente lumière
Notre folie
Nos larmes de jadis
Effacent toutes ces vagues
Celles qui nous font fuir
Celles qui nous font rester
Celles qui nous font vivre
Mourir aussi
Nous ne sommes plus
De ces clowns aux entraves transparentes
Qu’applaudissent les mendiants
Ces malheureux qui meurt en nous
Se relèvent et fugue leur jeunesse
Leur ivresse, leur cri
Nous sommes rapprochés
Comme des offrandes déposés
Au bord d’un temple sans dieux
Il n’est plus besoin
De vivre la folie des autres
Quand nos mains se sont serrés
Souvent
Avides
Nous sommes sous la voûte céleste
Comme sous un parapluie
Et nous sommes la pluie
Et nous sommes le miracle
La création qui renaît
Sous les touches d’un piano
Par clément christine
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Vendredi 25 mai 2007
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Je touche ton ombre
Apparition tenace
Fugace , éternelle
De l’insoutenable à l’intouchable
Un monument de sang et d’acier
Traverse mes soupirs
Traverse nos soupirs
Tu divagues tel un souvenir
Souvenir
Tu t’effiloches dans ma mémoire
Je suis mannequin de paille aux vents
Le détail illusoire d’une vie passante
Cette vie où l’on passe, tu vois
Comme une ombre éphémère et mourante
Pleine et déserte
Rapide et lente sous nos pas
Nos pas froissés
Tu esquisse un regard vers l’infini
Tu t’en va
Tu déposes ton auréole
Tes crécelles
Tu joues de la lumière des soleils
Tu es le son
Le soupir échappé
Illusion
J’entends le chants des vagues
Sur le sablier du temps
Et tu es le temps
Je coule sans désespoir
Les signes d’un visage enfuit
Une manœuvre pour t’accueillir
Là où l’espace porterait ton nom
Tu passes
Mais tu reviens
J’entends ton pas
Il erre sur le pavé des jours
Tu dis des adieux
Qui se finissent tard
Sur le trottoir
Au bord de ton ombre
Tu dis bonjour
Comme un matin qui s’apprivoise
Et se recommence
Et se recommence
Indéfiniment.
Par clément christine
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Publié dans : chant de l'âme
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Mardi 22 mai 2007
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21:58
Vol
Ainsi tu voles
Quelles sombres histoires
Dans tes papilles
Des bruits de ferrailles
Chaînes ou monnaies
Ainsi tout t’enchaîne
Quelle ombre t’habite encore
Tu abrites des cartes fanées
Tu vois des pirates
Des coffres d’or
Qui dorent la lune
Des vaisseaux qui fuient
L’île au trésor
Où tu n’es pas
Robinson sans chapeau
Tu t’enterres dans des rêves
Loin des cygnes
Loin des corbeaux
Tu m’as volé
Mon âme
Mes mots
Mes sourires
Mes larmes
Pour t’en faire un manteau
Il fait froid le soir
Quand la nuit tombe
Et crie
Qui t’en voudra
De prendre le dernier mot
Dernier métro
Ton hameau t’attends
Les souris chavirent, dansent,
Qu’est ce qu’on s’en fout
Puisqu’on est fous
De tous ces maux
De tous ces bruits de pas
De ferrailles et d’or et d’argent
C’était juste un sourire
Pas un trésor
Pas une source que l’on devine
Je t’achète et je te vends
Et je te donne l’ombre qui se relève
Comme je t’ai donné
L’autre sauvage
Vautré dans ses détresses
Ses conflits d'autres planètes
Nous redeviendront poussières
Dans les nuits qui s’achèvent
Dans le jour qui se lève
Et nos mains vident
Pourront s’unir
Aussi claires
Que nos fontaines
Celles qui buvait nos hivers
Et chantaient nos étés.
Par clément christine
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Lundi 21 mai 2007
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19:48
Le
21 Mai 2007 tout en bleu
La vérité Monsieur
Cette autre bulle qui éclate
Au fond d’un verre taché
Au bout d’un comptoir
Au bout de l’allée
La vérité Monsieur
Vous l’avez déposée
Au fond d’un piano
D’un fut emballé
Vous avez joué à tous vents
Une frénésie majeure
Embarquer les soirs d’étoiles
Et fait gémir les fantômes
Etait ce les vôtres ?
Vous vouliez devenir
Une note parfaite
Réveiller les sens de l’être
Jouer ce qui n’était pas
Pour créer ce qui devait être
Eh vous réveillez vous
Vous grignotez des pas
Glanez des sourires
Volez des morceaux de vie
Et elle sait celle qui danse
Dans vos ailleurs tout embrumé
Que vous êtes joueur
A vos heures
Que vous êtes joueur
Pas que de piano
Pas que de tam tam guerrier
Pas que d’accordéon
Sans doigts tristes
Réveillez vous enfin
Jetez vos as et vos rois
La table se meurt d’être vide
Les ripailles tristes
Les verres vides
Les ivresses tristes
Il est bien temps
De poser la besace
La vider de son gibier
Pas de potence
Gibier d’amitié
Gibier de baisers…
Par clément christine
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Publié dans : folie du moment
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